POESIE INTERACTIVE (scène III, Le ravissement de l'idole)
Accueillons l'une de mes diaristes favorites, CORONIS (Le Désacre). Elle a pris quelques libertés avec le poème et bien lui en a pris, constatez-le par vous-même :
Dans ces
replis d'images en friche abandonnées,
de mon désir inextinguible, je t’instaure une nuit dans la conscience désaffectée du rêve
Où la traversée des
sentinelles, ces spectres évidés de toi-même en croisant mes chimères, comme lèvres désunies n'est qu'une évocation
de l'improbable proximité.
Tout
se confine à quelques
débris exsangues, symbole inaltérable de ton regard en teinte grise comme hivers blessés.
Et la fin approche à pas
subversifs. Je sculpte fébrile de mes doigts orfèvres l’image-chair de ton visage, caressant la dune,
dune de ton front, mystère de tes tempes.
Un dernier saut
à deux mains dans ton cou, peur
de n'être que vestale de mes propres attentes.
Ainsi
je prodigue à l’absent des caresses amnésiques et, la nuit au pays
du souffle poignant, se décalque sur mes paumes.
Pour colmater l’hémorragie, la passion oblitérée transfigure en rites-instants d’indéfectibles heures.
D'autres voix ?
09 9 2003 / 08h55
IRLANDES
Sur l'océan dérivent
Des miracles solitaires
Aux auras de brume
Et sur le sable gris,
Obsessionnelles,
Les vieilles ombres
D'autres Irlandes
D'autres voix ?
LUEUR D'AILLEURS
Lu sur "404 Brain not found", un post sur le thème : Spam et pénis. Irrésistible.
10 9 2003 / 00h00
A L'ENCRE D'AMANCE
Nous étions impatients d'en finir avec les nuits, avec ces regards qui n'étaient qu'ombre. Nous ressemblions à deux amants qu'un malaise intime recouvre de non-dits, plus qu'invisibles nous avions banni jusqu'à la plus pâle lueur et nous étions évaporés au monde. Les trains passaient sans s'arrêter avec peut-être des frères et sœurs de vie en fuite vers l'oubli, furtives implosions de lumière orange découpée de sinistres formes humaines. Et toujours nous revenait lancinant, à peine moins qu'une obsession, ce refrain qui brillait entre nous comme une étoile à voix d'encre, it's not a cry that you hear at night / it's not somebody who seen the light / it's a cold and it's a broken Hallelujah…
D'autres voix ?
11 9 2003 / 22h37
O TEJO

Et le soleil
Après avoir repeint le ciel
S'engagea sur le pont du 25 avril, Lisboa
Pour enjamber le fleuve incandescent
Le Tage infini
Et ses reflets de paille écorchée
D'autres voix ?
12 9 2003 / 21h55
RUE GÎT-LE-COEUR, QUELQUES PAS OUBLIÉS
La pluie étrangement silencieuse, timide, peut-être seulement harmonieuse
D'autres voix ?
15 9 2003 / 12h39
UN JOUR DES GRISES
Matin drapé de linceul ivre
A ses arts en pénurie
Fin de la traversée
Sous d'infimes traces
De peines brumeuses
D'autres voix ?
16 9 2003 / 11h46
SI ELLE EXISTE, ELLE SE RECONNAÎTRA
Comme un rêve qui pend au coin de l'œil, une angoisse alanguie, tu es la prière hantée de ces sommeils aux noires orées.
D'autres voix ?
Which David Bowie single am I ?

"and you, you can be mean, and i, i'll drink all the time"
quiz created by
neondisease
Which David Bowie single are you?
17 9 2003 / 14h03
INFINITA MELANCOLIA
Un murmure qui n'a su naître. Tout a commencé par un murmure qui n'a su naître à la nuit. Derrière nous les nuées sombres s'évanouissaient par lambeaux constellés, donnant naissance aux premières lueurs d'agonie. Un murmure. Nous étions ce soir-là si proches et pourtant à des années-lumière de distance, comme une conjonction d'étoiles, un pervers effet d'optique. Nous étions un trompe-l'œil. Nous nous sommes attendus, trop. Un nuage est passé, puis un autre, puis un jour, deux, des mois, des années, un chapelet d'éternités.
Un murmure. Toute notre histoire se résume à un murmure qui n'a jamais existé…
D'autres voix ?
18 9 2003 / 09h24
LUNE AMERE BIENTÔT VRAI BLOG ?
Le lien en bas à droite de chaque post est désormais un système de commentaires. J'ai également installé ledit système pour tous les anciens posts du mois de septembre. Donnez-vous en à cœur joie, c'est moi qui régale...
19 9 2003 / 10h09
DUST IN THE NOTHING
Je suis enseveli sous ta rumeur, prisonnier de tes latences, libre il en resterait encore la poussière.
20 9 2003 / 01h04
NOCTURNE AGONIE PASSAGERE
La nuit lente et sa fièvre usée, autour de quelques paupières cerclées de glace bleue - Dernière lune - Les reflets d'étoiles ne trouveront plus aucune mer, aucune rivière, aucune flaque où noyer leurs tremblantes pâleurs. A l'aube sera sacrifiée l'envoûteuse égérie d'encre. Sur un autel embrasé de roses grises, émeraudes sans vie. La nuée fond, mauve - Nuit morte - C'était.
21 9 2003 / 17h57
POST VRP
Prémices du vent
Quelques feuilles se trémoussent
A la belle étoile
L'un de mes dix haïkus présents dans l'anthologie du haïku en France (recueil d'environ 800 haïkus).
22 9 2003 / 00h42
MADEMOISELLE NOIR-DES-ROSES
Mademoiselle Noir-des-Roses
Etait une apparition d'en nuit
Une éclosion d'ombre
Comme je l'étais pour elle
Lorsque l'on se croisait
Trop ensevelis sous nos solitudes
Pour s'adresser même un regard
Mais profondément reconnaissants
De nous être inventés
23 9 2003 / 18h04
AZUR VACILLANT
Il y avait toujours un coin d'azur dans les brûlures que tu m'as infligées. De la flamme tu étais l'échancrure.
24 9 2003 / 10h36
THE MAGNIFICENT EIGHT
Nos nudités se perdaient de vue
De ta main naissait alors un bouquet de blasphèmes
Tes caresses étaient la naissance
D'un 8eme péché capital
LUEUR D'AILLEURS
je veux fleurir ma fièvre en foudre ciselée
Triplex Nomine (V.I.T.R.I.O.L.)
25 9 2003 / 12h44
A VOGUER D'AUTRES VERTS OCEANS
Seule en ces navires
D'intimes dérives
Une mèche aux vagues - ciel
Imperceptible -
(Les courants l'emportent)
LUEUR D'AILLEURS
Les fragments "libides" de CORONIS, où les mots se mélangent pour mieux s'unir lorsqu'on les effleure...
26 9 2003 / 00h16
RIMBAUD RENVERSÉ
Je plaie sa peau devient pensée
Dune en lacérée - miroir en tain
Semé de nerfs -
Floraisons satanes
Glaciers peints d'exorcisées
Reptilienne absolution
D'outre-lèvre
Le parvis des sens à rendre aux chairs
Bleutées - Notre-Dame-des-Caresses -
De la nef éprise
Une enversée d'ailleurs vers
Par éclats de presque ciel
Chants tenses (© Matthieu Messagier)
Rimbaud renversé (© T.A. …aussi bien moi qu'un autre…)
27 9 2003 / 13h09
L'ÉTHER NIE TES DEUILS
Langueur ovidienne à cueillir couché pendaison d'ombres péri-universelles au nord l'une épars les amers dissimulent d'entières jalousies derrière un rideau de velours en fusion visage à l'aphrodite candeur sous-drapée de dissemblances p a u s e érosion mise en scène invertie (sans cesse) à l'empire des auras déchues naît l'éternité d'œil (l'éther nie tes deuils…) & brusquement
29 9 2003 / 11h07
HAÏKU TOMBÉ DU CIEL SOUS FORME LIQUIDE DANS LA NUIT DU 27 AU 28 SEPTEMBRE 2003 (OU LE POEME DE LA FENÊTRE MAL FERMÉE S'OFFRANT AUX ÉLÉMENTS)
Au coin de l'œil
Une larme venue du ciel
Première pluie d'automne
LUEUR D'AILLEURS
Ce matin-là, Gilles a connu un réveil un peu particulier...
30 9 2003 / 09h39
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| au loin la lueur du phare |
© Thierry Alvés, septembre 2003