ARCHIVES : SEPTEMBRE-DECEMBRE 2003

SEPTEMBRE :::: OCTOBRE :::: NOVEMBRE :::: DECEMBRE

01 9 2003 / 13h25

BAISERS MORTS

Devons-nous prier jusqu'aux lueurs et même encore au loin recouvrir de rouge les yeux repliés sur leurs révulsions.
Devons-nous prendre nos distances avec la résurrection promise enfin d'après mes informations.
Devons-nous apprendre à pleuvoir sur nos peines pour voir se former des flaques d'univers grisonnant au bord de l'empire agonie.
Ou bien seulement éteindre les songes et rendre au sommeil une éternelle obscurité.
Ou bien seulement pleurer sur des baisers morts.

D'autres voix ?


LUEUR D'AILLEURS

Si tu commences à m'inspirer, on n'est pas sortis de l'auberge
THE FLO


02 9 2003 / 07h37

ETOILE CONVALESCENTE

Nous avons mélangé nos déchirures
A des restes d'au-delà
- Etoile convalescente
Aux fièvres de nuit timide

D'autres voix ?


LUEUR D'AILLEURS

...au velours de ce ciel clouté d'étincelles
FLEUR (Words Falling Apart)


03 9 2003 / 08h04

PETIT HAIKU AU MATIN DU 3 SEPTEMBRE, ECRIT SUR UN COIN DE TABLE TOUT PRES D'UNE TASSE DE CAFÉ, SUR LE BALCON (OU LE POEME PLUS COURT QUE SON TITRE)

Le ciel pâlit
Sous le soleil un frisson
            L'été mort

D'autres voix ?


04 9 2003 / 00h56

PASSAGE A L'OEUVRE

Le suicide est une forme d'art qui consiste à périr par l'œuvre. Il serait d'ailleurs plus juste de bannir l'expression " passage à l'acte ", et la remplacer par " passage à l'œuvre ". Passage à l'œuvre. Ne pas survivre à sa création et s'en remettre au posthume, et pour les plus ambitieux devenir une ombre transparente rôdant la nuit dans les musées…

D'autres voix ?


05 9 2003 / 10h04

POESIE INTERACTIVE

Voici une petite distraction pour toi, il suffit de remplir les espaces vides...et si possible m'envoyer le résultat

Dans ces …… abandonné(e)s aux …… du rêve
Où la traversée des …… n'est qu'une évocation ……
Tout …… à quelques …… , comme hivers blessés
Et la fin approche à pas ……, caressant la dune, ……
Un dernier saut dans … ……, peur ……
Ainsi …… la nuit au pays des …… heures.

D'autres voix ?


QUESTION AUX BLOGGEURS AVERTIS

L'absence de permalinks est-elle un "tue-le-blog" ?

D'autres voix ?


06 9 2003 / 11h37

ON DIT PARFOIS DE DRÔLES DE CHOSES DANS LES RÊVES

Vous êtes délicieusement esquissée...

D'autres voix ?


POESIE INTERACTIVE (suite)

Triplex Nomine (laboratoire du Mercure fugace), s'est prêté au petit jeu du poème interactif (voir post du 5-9), qu'il en soit ici remercié, et en voici le résultat :

Dans ces sentes abandonnées aux dédales du rêve
Où la traversée des souvenirs n'est qu'une évocation de l’oubli,
Tout cheminement conduira ton pas à quelques pierres saillant de la neige, comme hivers blessés.
Et la fin approche à pas mesurés comme il se doit, caressant la dune, caressant le fond de ton cœur.
Un dernier saut dans la mémoire qui déjà se fait obscure, peur qui t’étreint et douleur qui te plie.
Ainsi fais-tu tes adieux, triste révérence à la nuit, au pays des inestimables heures.

D'autres voix ?


07 9 2003 / 18h41

SEPTEMBRE, COULEURS SOLITAIRES

Aux nuées brunes
Se mélange
Un vieux rouge
En lune écorchée

Raz-de-marée solitaire
Sur la digue en grise...
Et l'écume s'éteint
Aux pieds dérivants
Des verts horizons

Septembre sans reflet
Sans reflet d'étoile
Sur l'océan

D'autres voix ?


POESIE INTERACTIVE (suite)

C'est au tour de Béatrice, compagne de jeu sur le site INFOSURR, les mots sans rides (jeux surréalistes), de mêler ses mots aux miens. Je la remercie infiniment et vous livre le poème obtenu :

Dans ces heures abandonnées aux confins du rêve
Où la traversée des corps n'est qu'une évocation lointaine,
Tout s'épuise à quelques souffles près, comme hivers blessés.
Et la fin approche à pas perdus, caressant la dune, les yeux encore plissés.
Un dernier saut dans l'obscurité, peur récurrente.
Ainsi dévore la nuit, au pays des trop longues heures.

D'autres voix ?


08 9 2003 / 09h59

ACTE MANQUÉ

En ces regards d'un soir
Qui jamais ne vint
Nous nous sommes inassouvis

D'autres voix ?


POESIE INTERACTIVE (scène III, Le ravissement de l'idole)

Accueillons l'une de mes diaristes favorites, CORONIS (Le Désacre). Elle a pris quelques libertés avec le poème et bien lui en a pris, constatez-le par vous-même :

Dans ces replis d'images en friche abandonnées, de mon désir inextinguible, je t’instaure une nuit dans la conscience désaffectée du rêve
Où la traversée des sentinelles, ces spectres évidés de toi-même en croisant mes chimères, comme lèvres désunies n'est qu'une évocation de l'improbable proximité.
Tout se confine à quelques débris exsangues, symbole inaltérable de ton regard en teinte grise comme hivers blessés.
Et la fin approche à pas subversifs. Je sculpte fébrile de mes doigts orfèvres l’image-chair de ton visage, caressant la dune, dune de ton front, mystère de tes tempes.
Un dernier saut à deux mains dans ton cou, peur de n'être que vestale de mes propres attentes.
Ainsi je prodigue à l’absent des caresses amnésiques et, la nuit au pays du souffle poignant, se décalque sur mes paumes.
Pour colmater l’hémorragie, la passion oblitérée transfigure en rites-instants d’indéfectibles heures.

D'autres voix ?


09 9 2003 / 08h55

IRLANDES

Sur l'océan dérivent
Des miracles solitaires
Aux auras de brume
Et sur le sable gris,
Obsessionnelles,
Les vieilles ombres
D'autres Irlandes

D'autres voix ?


LUEUR D'AILLEURS

Lu sur "404 Brain not found", un post sur le thème : Spam et pénis. Irrésistible.


10 9 2003 / 00h00

A L'ENCRE D'AMANCE

Nous étions impatients d'en finir avec les nuits, avec ces regards qui n'étaient qu'ombre. Nous ressemblions à deux amants qu'un malaise intime recouvre de non-dits, plus qu'invisibles nous avions banni jusqu'à la plus pâle lueur et nous étions évaporés au monde. Les trains passaient sans s'arrêter avec peut-être des frères et sœurs de vie en fuite vers l'oubli, furtives implosions de lumière orange découpée de sinistres formes humaines. Et toujours nous revenait lancinant, à peine moins qu'une obsession, ce refrain qui brillait entre nous comme une étoile à voix d'encre, it's not a cry that you hear at night / it's not somebody who seen the light / it's a cold and it's a broken Hallelujah…

D'autres voix ?


11 9 2003 / 22h37

O TEJO


Et le soleil
Après avoir repeint le ciel
S'engagea sur le pont du 25 avril, Lisboa
Pour enjamber le fleuve incandescent
Le Tage infini
Et ses reflets de paille écorchée

D'autres voix ?


12 9 2003 / 21h55

RUE GÎT-LE-COEUR, QUELQUES PAS OUBLIÉS

La pluie étrangement silencieuse, timide, peut-être seulement harmonieuse

D'autres voix ?


15 9 2003 / 12h39

UN JOUR DES GRISES

Matin drapé de linceul ivre
A ses arts en pénurie
Fin de la traversée
Sous d'infimes traces
De peines brumeuses

D'autres voix ?


16 9 2003 / 11h46

SI ELLE EXISTE, ELLE SE RECONNAÎTRA

Comme un rêve qui pend au coin de l'œil, une angoisse alanguie, tu es la prière hantée de ces sommeils aux noires orées.

D'autres voix ?


Which David Bowie single am I ?


"and you, you can be mean, and i, i'll drink all the time"

quiz created by neondisease
Which David Bowie single are you?


17 9 2003 / 14h03

INFINITA MELANCOLIA

Un murmure qui n'a su naître. Tout a commencé par un murmure qui n'a su naître à la nuit. Derrière nous les nuées sombres s'évanouissaient par lambeaux constellés, donnant naissance aux premières lueurs d'agonie. Un murmure. Nous étions ce soir-là si proches et pourtant à des années-lumière de distance, comme une conjonction d'étoiles, un pervers effet d'optique. Nous étions un trompe-l'œil. Nous nous sommes attendus, trop. Un nuage est passé, puis un autre, puis un jour, deux, des mois, des années, un chapelet d'éternités.
Un murmure. Toute notre histoire se résume à un murmure qui n'a jamais existé…

D'autres voix ?


18 9 2003 / 09h24

LUNE AMERE BIENTÔT VRAI BLOG ?

Le lien en bas à droite de chaque post est désormais un système de commentaires. J'ai également installé ledit système pour tous les anciens posts du mois de septembre. Donnez-vous en à cœur joie, c'est moi qui régale...


19 9 2003 / 10h09

DUST IN THE NOTHING

Je suis enseveli sous ta rumeur, prisonnier de tes latences, libre il en resterait encore la poussière.


20 9 2003 / 01h04

NOCTURNE AGONIE PASSAGERE

La nuit lente et sa fièvre usée, autour de quelques paupières cerclées de glace bleue - Dernière lune - Les reflets d'étoiles ne trouveront plus aucune mer, aucune rivière, aucune flaque où noyer leurs tremblantes pâleurs. A l'aube sera sacrifiée l'envoûteuse égérie d'encre. Sur un autel embrasé de roses grises, émeraudes sans vie. La nuée fond, mauve - Nuit morte - C'était.


21 9 2003 / 17h57

POST VRP

Prémices du vent
Quelques feuilles se trémoussent
A la belle étoile

L'un de mes dix haïkus présents dans l'anthologie du haïku en France (recueil d'environ 800 haïkus).


22 9 2003 / 00h42

MADEMOISELLE NOIR-DES-ROSES

Mademoiselle Noir-des-Roses
Etait une apparition d'en nuit
Une éclosion d'ombre

Comme je l'étais pour elle
Lorsque l'on se croisait
Trop ensevelis sous nos solitudes
Pour s'adresser même un regard
Mais profondément reconnaissants
De nous être inventés


23 9 2003 / 18h04

AZUR VACILLANT

Il y avait toujours un coin d'azur dans les brûlures que tu m'as infligées. De la flamme tu étais l'échancrure.


24 9 2003 / 10h36

THE MAGNIFICENT EIGHT

Nos nudités se perdaient de vue
De ta main naissait alors un bouquet de blasphèmes
Tes caresses étaient la naissance
D'un 8eme péché capital


LUEUR D'AILLEURS

je veux fleurir ma fièvre en foudre ciselée
Triplex Nomine (V.I.T.R.I.O.L.)


25 9 2003 / 12h44

A VOGUER D'AUTRES VERTS OCEANS

Seule en ces navires
D'intimes dérives
Une mèche aux vagues - ciel
Imperceptible -
(Les courants l'emportent)


LUEUR D'AILLEURS

Les fragments "libides" de CORONIS, où les mots se mélangent pour mieux s'unir lorsqu'on les effleure...


26 9 2003 / 00h16

RIMBAUD RENVERSÉ

Je plaie sa peau devient pensée
Dune en lacérée - miroir en tain
Semé de nerfs -
        Floraisons satanes
        Glaciers peints d'exorcisées
        Reptilienne absolution
        D'outre-lèvre
Le parvis des sens à rendre aux chairs
Bleutées - Notre-Dame-des-Caresses -
        De la nef éprise
Une enversée d'ailleurs vers
Par éclats de presque ciel
        Chants tenses (© Matthieu Messagier)
        Rimbaud renversé (© T.A. …aussi bien moi qu'un autre…)


27 9 2003 / 13h09

L'ÉTHER NIE TES DEUILS

Langueur ovidienne à cueillir couché pendaison d'ombres péri-universelles au nord l'une épars les amers dissimulent d'entières jalousies derrière un rideau de velours en fusion visage à l'aphrodite candeur sous-drapée de dissemblances                  p  a  u  s  e                  érosion mise en scène invertie (sans cesse) à l'empire des auras déchues naît l'éternité d'œil (l'éther nie tes deuils…) & brusquement


29 9 2003 / 11h07

HAÏKU TOMBÉ DU CIEL SOUS FORME LIQUIDE DANS LA NUIT DU 27 AU 28 SEPTEMBRE 2003 (OU LE POEME DE LA FENÊTRE MAL FERMÉE S'OFFRANT AUX ÉLÉMENTS)

Au coin de l'œil
Une larme venue du ciel
        Première pluie d'automne


LUEUR D'AILLEURS

Ce matin-là, Gilles a connu un réveil un peu particulier...


30 9 2003 / 09h39

(                    )

au loin la lueur du phare


© Thierry Alvés, septembre 2003